May 2006

Political or apolitical?

I wasn’t trying to trap you just now. But there is a biblical story, where someone tries to trap the Lord with a Roman coin, and the answer he receives is that one should render unto Caesar the things that are Caesar’s, and unto God the things that are God’s. It seems to me this method of differentiating establishes the difference between what is political and what is not. If there is a God, then the difference exists. Do Freemasons believe in God?

— Thomas Mann, in Magic Mountain

Depois há aqueles que não acreditam em Deus mas respeitam o direito à indiferença, ignorando o anátema de Settembrini. Acho que quem despreza os outros pela forma como ocupam o seu tempo, ainda não percebeu muito bem o que anda cá a fazer.

Política

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Art or chance?

– If a man hacking in fury at a block of wood, Stephen continued, make there an image of a cow, is that image a work of art? If not, why not?
– That’s a lovely one, said Lynch, laughing again. That has the true scholastic stink.

— James Joyce, in A Portrait of the Artist as a Young Man

Arte

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Reason or Madness?

Truth. Truth is like, like a blanket that always leaves your feet cold. (…) You push it, stretch it, it’ll never be enough. You kick at it, beat it, it’ll never cover any of us. From the moment we enter crying to the moment we leave dying, it will just cover your face as you wail and cry and scream.

— in Dead Poets Society

Razão

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Freedom or bondage?

Law of Location:

Wherever you go, there you are.

Livre

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Tempos Modernos

Work

Meta

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Querem o meu chapéu?

O humor não é frequente, n’Os Miseráveis, mas lembro-me sempre desta cena, talvez por ter visto uma ilustração em que Javert estende o seu chapéu aos bandidos.

Mais comme il allait enjamber, Bigrenaille le saisit rudement au collet.

– Non pas, dis donc, vieux farceur! après nous!
– Après nous! hurlèrent les bandits.
– Vous êtes des enfants, dit Thénardier, nous perdons le temps. Les railles sont sur nos talons.
– Eh bien, dit un des bandits, tirons au sort à qui passera le premier.

Thénardier s’exclama:

– Etes-vous fous! êtes-vous toqués! en voilà-t-il un tas de jobards! perdre le temps, n’est-ce pas? tirer au sort, n’est-ce pas? au doigt mouillé! à la courte paille! écrire nos noms! les mettre dans un bonnet! …

– Voulez-vous mon chapeau? cria une voix du seuil de la porte.

Tous se retournèrent. C’était Javert.
Il tenait son chapeau à la main, et le tendait en souriant.

— Victor Hugo, in Les Miserables

Humor

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Soberba

Il est certain qu’un des côtés de la vertu aboutit à l’orgueil. Il y a là un pont bâti par le diable. Jean Valjean était peut-être à son insu assez près de ce côté-là et de ce pont-là, lorsque la providence le jeta dans le couvent du Petit-Picpus. Tant qu’il ne s’était comparé qu’à l’évêque, il s’était trouvé indigne et il avait été humble; mais depuis quelque temps il commençait à se comparer aux hommes, et l’orgueil naissait. Qui sait? il aurait peut-être fini par revenir tout doucement à la haine.

 

— Victor Hugo, in Les Miserables

 

Daí a utilidade de nos compararmos sempre com aqueles que são melhores do que nós.

Ética

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La bénédiction et l’amour

Este é um dos meus excertos preferidos d’Os Miseráveis. Victor Hugo compara os dois locais de cativeiro que Jean Valjean conheceu, o convento e as galés. Ressalvando a sua resistência moral à ideia do convento, pinta um quadro de contrastes entre o fulgor escondido deste local de recolhimento e as trevas em que vivem os condenados. “E que crimes! E que faltas!”, exclama o autor. Muitas vezes são os inocentes quem sente as suas faltas com maior intensidade.

 

Aujourd’hui après le bagne il voyait le cloître; et songeant qu’il avait fait partie du bagne et qu’il était maintenant, pour ainsi dire, spectateur du cloître, il les confrontait dans sa pensée avec anxiété.

(…)

Les autres étaient des hommes; ceux-ci étaient des femmes.

Qu’avaient fait ces hommes? Ils avaient volé, violé, pillé, tué, assassiné. C’étaient des bandits, des faussaires, des empoisonneurs, des incendiaires, des meurtriers, des parricides. Qu’avaient fait ces femmes? Elles n’avaient rien fait.

D’un côté le brigandage, la fraude, le dol, la violence, la lubricité, l’homicide, toutes les espèces du sacrilège, toutes les variétés de l’attentat; de l’autre une seule chose, l’innocence. L’innocence parfaite, presque enlevée dans une mystérieuse assomption, tenant encore à la terre par la vertu, tenant déjà au ciel par la sainteté.

D’un côté des confidences de crimes qu’on se fait à voix basse; de l’autre la confession des fautes qui se fait à voix haute. Et quels crimes! et quelles fautes!

D’un côté des miasmes, de l’autre un ineffable parfum. D’un côté une peste morale, gardée à vue, parquée sous le canon, et dévorant lentement ses pestiférés; de l’autre un chaste embrasement de toutes les âmes dans le même foyer. Là les ténèbres; ici l’ombre; mais une ombre pleine de clartés, et des clartés pleines de rayonnements.

Deux lieux d’esclavage; mais dans le premier la délivrance possible, une limite légale toujours entrevue, et puis l’évasion. Dans le second, la perpétuité; pour toute espérance, à l’extrémité lointaine de l’avenir, cette lueur de liberté que les hommes appellent la mort.

Dans le premier, on n’était enchaîné que par des chaînes; dans l’autre, on était enchaîné par sa foi.

Que se dégageait-il du premier? Une immense malédiction, le grincement de dents, la haine, la méchanceté désespérée, un cri de rage contre l’association humaine, un sarcasme au ciel.

Que sortait-il du second? La bénédiction et l’amour.

 — Victor Hugo, in Les Miserables

Emoções

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A inocência é a coroa de si mesma

– Louis XVII?

Le conventionnel étendit la main et saisit le bras de l’évêque:

– Louis XVII! voyons. Sur qui pleurez-vous? Est-ce sur l’enfant innocent? alors, soit. Je pleure avec vous. Est-ce sur l’enfant royal? je demande à réfléchir. Pour moi, le frère de Cartouche, enfant innocent, pendu sous les aisselles en place de Grève jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour le seul crime d’avoir été le frère de Cartouche, n’est pas moins douloureux que le petit-fils de Louis XV, enfant innocent, martyrisé dans la tour du Temple pour le seul crime d’avoir été le petit-fils de Louis XV.

– Monsieur, dit l’évêque, je n’aime pas ces rapprochements de noms.

– Cartouche? Louis XV? pour lequel des deux réclamez-vous?

Il y eut un moment de silence. L’évêque regrettait presque d’être venu, et pourtant il se sentait vaguement et étrangement ébranlé.
Le conventionnel reprit:

– Ah! monsieur le prêtre, vous n’aimez pas les crudités du vrai. Christ les aimait, lui. Il prenait une verge et il époussetait le temple. Son fouet plein d’éclairs était un rude diseur de vérités. Quand il s’écriait: Sinite parvulos, il ne distinguait pas entre les petits enfants. Il ne se fût pas gêné de rapprocher le dauphin de Barabbas du dauphin d’Hérode. Monsieur, l’innocence est sa couronne à elle-même. L’innocence n’a que faire d’être altesse. Elle est aussi auguste déguenillée que fleurdelysée.

– C’est vrai, dit l’évêque à voix basse.

— Victor Hugo, in Les Miserables

Política

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Volume

Gosto muito do estilo de Victor Hugo, insistindo num determinado ponto, como uma avalanche, ou uma locomotiva a acelerar numa descida. Churchill terá dito:

If you have an important point to make, don’t try to be subtle or clever. Use a pile driver. Hit the point once. Then come back and hit it again. Then hit it a third time-a tremendous whack.

Os Miseráveis têm inúmeros exemplos desta técnica. É possível que gere textos aborrecidos e repetitivos, se mal utilizada, mas Victor Hugo compõe verdadeiros hinos.

Arte

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